2016-04-22

MIXTE ET REMIXTE À NUIT DEBOUT



Oui pardon pour ce dessin gauchisant mais c'est vrai que la polémique autour de la non-mixité ( "non-mixité" ? ) m'étonne un peu...

Si des filles veulent discuter être elles c'est grave? Faut les en empêcher absolument?

Si j'organise une soirée et que soudain des filles en partent en disant : "on ne se sent pas à l'aise ici on veut aller parler ailleurs entre nous désolées" je dois les retenir à coups de gourdin? Je dois pas plutôt m'inquiéter? C'est pas que MOI je suis hypraglauque ou trop con?

Nuit Debout c'est pas l'assemblée nationale en plus...

Personnellement même je crois que je m'en fous un peu de nuit debout. Ce que j'en vois me rappelle les imbitables AG de Rennes II et leurs prises de paroles autocentrées, les grands plans sur la comète et autres borborygmes de jongleurs à chiens odorants là... les "clochards punk" on dit je crois.
(Oui, "punk à chien" si vous voulez)

J'aime bien quand c'est un peu efficace en fait. Pas quand ça joue de la trompette des plombes ou qu'un type fait un mime pour animer le débat...

13 commentaires:

  1. C'est amusant cette histoire de nuit debout. Il s'agit de remettre en question une loi concernant le Travail et les 2 populations qui s'emparent du débat sont précisément les seules qui, pour l'essentiel, ne savent pas de quoi elle parlent c'est-à dire les étudiants et les hommes politiques (je précise "pour l'essentiel" car j'ai toujours une partie non-négligeable de mes étudiants qui sont obligés de bosser en plus de leurs études)

    Wakim.

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  2. Mon dernier engagement politique ce fut le CPE en 2005. Pas de gamin, étudiant, un appart où je vivais seul vite transformé en QG d'agitation... La loi me paraissait inique et j'avais les moyens de me consacrer pleinement à une contestation tous azimuts. Quelques années plus tard, en couple, jeune père, locataire dans le 93, à l'époque où je travaillait comme assistant aide aux devoirs et un peu ménage et cantoche avec la blouse rose et 3 heures de transport, ils auraient rétablis l'esclavage, je suis même pas certain d'avoir cligné des yeux. J'étais stressé, épuisé, pris dans plein de trucs divers. Incapable de m'engager d'en rien.

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  3. Lucide et édifiant ^_^

    W.

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  4. "Dans" "travaillaiS"... J'ai écrit du téléphone je n'y voyais rien. Pardon pour les fautes...

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  5. "Travailler" est un mot démodé ; vaut mieux dire "faire de l'argent", ça englobe même les profs et les hommes politiques.

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    1. Possible ... je me sens moi-même extrêmement démodé du reste.

      W.

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  6. J'y suis allé deux trois fois à Nuit Debout, et qu'en dire...

    Côté festif là j'avoue que ça déchire, y'a des orchestres géants qui jouent du classique, des théâtreux, des jongleurs, de la bière, des merguez, bref si vous voulez faire la teuf gratos c'est le pied.

    Par contre côté politique... ça se disperse dans tous les sens. Contrairement aux apparences je n'ai rien contre les féministes, les vegans, les clandestins, et les AG où on discute pendant deux plombes de voter l'horaire de l'AG du lendemain, mais tout ça s'éloigne beaucoup de l'impulsion syndicale initiale et bref ça m'a l'air d'être encore une agitation juvénile de la secte des indignés qui risque d'aboutir à la même chose qu'en 2008, c'est à dire à rien.

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    1. Halala. Il y a eu plusieurs portraits de Lordon dans le Monde et d'autres journaux, à les lire, d'après eux c'est un "Spinoziste qui ne croit pas à la rationalité"... "Il se reconnaît dans l'axiome de Beckett: Ratez, ratez encore, ratez mieux"... On est bien avec ça! :))

      "Le peuple n'a pas besoin de programme!" "On est le vent gare à la tempête!" "Nous n'avons pas à faire de propositions" "Il faut faire dérailler le cours des choses" etc... Je suis peut-être un peu con mais pour moi tout ça c'est du Ségala...

      Enfin, ils rejouent les Katangais à l'Odéon, les jolies voisines plantent des fraisiers et jouent de la trompette (j'en connais qui baisent grâce à Nouit Debout! :))), c'est "mai 6.8°" comme disait un de mes contacts FB (Thomas Mc Burgel si vous vous demandez, traçabilité respect du droit d'auteur des blagues fumeuses).

      Voilà.

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    2. La citation de Beckett inclue aussi l'idée d' "Essayer".

      "Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux."

      Je crois que nos dirigeant ont également oublié ce premier terme qui pourtant donne son sens au reste de la phrase et que depuis plusieurs décennies ils se contentent de "Rater" avec une constance qui force l'admiration :)

      Wakim.

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    3. En même temps, au temps de l'atome, de l'intelligence artificielle, de l'hypertechnologie, rater est un luxe non? Et peut-on même seulement se le permettre. J'ai lu Habermas et je suis d'accord avec beaucoup de ses craintes, son idée de l'imposition progressive d'un principe général de précaution et de responsabilité etc. Hors Nuit Debout me semble l'exact contraire, pour ce que j'en entends hein! :))

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    4. Maxi-culpa "nos dirigeantS" ;)
      A titre personnel je n'ai pas lu Habermas et en plus je suis une bille en sociologie donc je ne vais pas trop la ramener sur ce sujet. Par contre j'aime bien le factuel et quand je vois la composition et les pedigree des "comités de pilotage" de "Nuit debout" je suis extrêmement dubitatif quand à la pureté de leurs intentions. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis et pour le moment c'est la confusion qui règne en maître au sein de ces mouvements sociaux.

      Wakim.

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    5. ... confusion parfaitement illustrée par le contenu de la planche ci-dessus du reste :)

      W.

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    6. Plutôt que "confusion" je dirais "dispersion". A la place de la république t'as déjà 90% de fêtards zikos jongleurs punks à chien étudiants lycéens qui se contrefoutent de la politique et viennent là pour la musique la bière le shit et les filles. Ensuite reste 10% de gens dans l'espace militant, la moitié c'est la secte des indignados qui organisent une géante "conférence" où tout le monde vient raconter tout et n'importe quoi, et dans l'autre moitié tu as moultes petits groupes militants: les vegans, les féministes, les lgbt, les no-border-refugee-welcome, les france-afrique, les Social Justice Warrior qui font chier à réclamer 50% de femmes dans les prises de parole, et vraiment très très peu de syndicalistes et pour cause les travailleurs ça a tendance à dormir la nuit. Et enfin dans un petit coin en marge y'a lordon et ruffin qui font des speech pour expliquer que faire la grève générale ça serait merveilleux révolutionnaire mais c'est vachement ambitieux et compliqué on est pas sûrs d'y arriver. Bon bref, l'oligarchie capitaliste tremble.

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