2015-03-16

Thomas ou les jours sanglants p.14

Un chêne se dresse sur la route de Saint-Gobain...


"Chêne de justice", "chêne des pendus", il existe en France de nombreux chênes de plein vent (c'est à dire ayant poussé en milieu ouvert, et donc au houppier en touffes larges et amples, et aux branches partant dans toutes les directions, et non poussés en milieu fermé, en futaie, caractérisés par des branches serrées et tendues vers le ciel) que la coutume voit à tort ou a raison comme ayant servi au cours des siècles précédents à pendre les condamnés.

L'usage veut que l'on plante de tels chênes pour garantir des coins d'ombre aux animaux, aux voyageurs et aux bergers, mais aussi pour y rendre la justice et bien sûr produire du bois. Le chêne et l'orme, donnant des bois solides et des branches basses parfois horizontales au sol permettent en effet de pendre aisément les condamnés. On raconte d'ailleurs qu'à Reyersviller, en Moselle, l’armée suédoise aurait pendu tous les habitants d'un village voisin aux branches d'un seul chêne, en 1634, durant la guerre de Trente Ans.
L'arbre aux pendus - Jacques Callot
(gravure de Jacques Callot, 1633)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire