2015-03-22

2015-03-19

Thomas ou les jours sanglants p.17

La nourrice de Thomas (le fils d'Ade de Marle) est arrivée...
Coucy-le-château, Marle, Laon.

2015-03-18

Thomas ou les jours sanglants p.16

Dans les appartements d'Ade de Marle...
Baille: Nourrice.
Gaber: Rire.
Saint-Lâche est le saint patron des feignants, un saint satirique de tradition picarde.

Coucy-le-château, Marle, Laon.

2015-03-17

Thomas ou les jours sanglants p.15

Enguerrand a pendu les glaneurs...

Certains seigneurs, ne souhaitant perdre la possibilité de gagner un serf préféraient parfois la pendaison "symbolique" à la pendaison véritable. On pendait alors une effigie du condamné, et celui-ci était revendu ou contraint à la servitude. (Autrement j'ai dessiné des poulets... car j'aime dessiner les poulets, et les coqs, et les poules, qui sont des genre de poulets femelles, si vous avez lu mon album "Mathurin Soldat", vous savez déjà mon amour des poulets, merci)

2015-03-16

Thomas ou les jours sanglants p.14

Un chêne se dresse sur la route de Saint-Gobain...


"Chêne de justice", "chêne des pendus", il existe en France de nombreux chênes de plein vent (c'est à dire ayant poussé en milieu ouvert, et donc au houppier en touffes larges et amples, et aux branches partant dans toutes les directions, et non poussés en milieu fermé, en futaie, caractérisés par des branches serrées et tendues vers le ciel) que la coutume voit à tort ou a raison comme ayant servi au cours des siècles précédents à pendre les condamnés.

L'usage veut que l'on plante de tels chênes pour garantir des coins d'ombre aux animaux, aux voyageurs et aux bergers, mais aussi pour y rendre la justice et bien sûr produire du bois. Le chêne et l'orme, donnant des bois solides et des branches basses parfois horizontales au sol permettent en effet de pendre aisément les condamnés. On raconte d'ailleurs qu'à Reyersviller, en Moselle, l’armée suédoise aurait pendu tous les habitants d'un village voisin aux branches d'un seul chêne, en 1634, durant la guerre de Trente Ans.
L'arbre aux pendus - Jacques Callot
(gravure de Jacques Callot, 1633)

2015-03-11

Thomas ou les jours sanglants p.13

Les moines sont jugés...
J'ai vu que ça en gênait certains dans les coms, mais voyez-vous, les abbés rechignent encore souvent, au cours du haut Moyen-Âge, à rendre la justice criminelle eux-mêmes. C'est au Seigneur qu'il appartient de juger, encore, et de mettre à mort, encore plus souvent, les condamnés. Il peut exister un "partage" de justice en la matière, à l'abbé, le procès des moines, au seigneur local, l'exécution des peines. C'est le cas pour l'abbaye de Saint-Rigaud (XIIIe siècle, Saône-et-Loire) qui énonce: "Jean de Châteauvilain, chevalier, seigneur de Luzy et Semur, cède à l'abbaye tous les droits qu'il pouvait avoir sur la justice du village des Sertines, à condition que tout condamné à mort sera livré nu, en chemise et en braies, aux officiers dudit seigneur qui exécuteront la sentence sur les terres dudit seigneur, et se serviront pour gibet d'un orme planté près du chemin qui va du puits de Changy à Saint-Christophe".
Mais les condamnations à morts, à la rigueur, sont peu discutées. Les condamnations financières par contre sont défendues bec et ongle par chacun. Et on a à Coucy l'exemple d'un procès entre le Sire de Coucy Enguerrand III et l'Abbé de l'abbaye de Nogent de l'époque au sujet du partage d'une charette de foin. Le financier intéresse bien plus que le sort des hommes.

2015-03-06

Thomas ou les jours sanglants p.12

On a trouvé sur l'un des glaneurs une perdrix...


"Amananties", c'est-à-dire "riches".

Thomas ou les jours sanglants p.11

Ce sont des moines qui ont été vus glanant des bois morts, Enguerrand est décidé à les punir...





Page précédente, une "bédole" est un "gros benêt", un "gros idiot".

2015-03-01

Thomas ou les jours sanglants p.10

Les glaneurs signalés sur l'Ailette sont vite retrouvés par Enguerrand et ses hommes... 



C'est Albéric (ou Aubrey) de Coucy (c.990-1078), le premier (vieux) mari de la (jeune) Ade de Marle (c.1050-1095) (la mère de Thomas) qui fonde, de son propre chef, l'abbaye de Nogent-sous-Coucy. Les motivations de cette fondation sont mal connues.
Aubry est un proche de Guillaume le conquérant. Peu de temps après la conquête de l'Angleterre (Hastings, 1066) il abandonne ses terres anglaises et les responsabilités qui lui incombait pour gagner Coucy. Âgé, il est connu désormais pour chercher le repos.
Les chroniqueurs de l'époque avancent l'approche de sa mort et la peur du jugement dernier, une soudaine période de remords favorable à la création d'un monastère.
Le projet, de surcroit, dénote quand on sait combien les seigneurs de Coucy n'auront de cesse d'entrer en conflit avec les seigneuries ecclésiastiques qui entouraient leurs domaines. L'abbaye de Nogent-sous-Coucy et ses moines seront régulièrement un sujet de conflit pour Enguerrand et ses descendants.