2015-02-27

Thomas ou les jours sanglants p.8

Enguerrand Ier de Coucy reçoit de fâcheuses nouvelles des bords de l'Ailette...

Au XIe siècle l'Ailette (petite rivière qui coule entre Laon et Soissons) est une frontière pour les pouvoirs spirituels et temporels locaux. Elle marque la limite entre les territoires de l'évêché de Laon et de Soissons. Elle marque également la limite des terres des sires de Coucy avec les terres de l'abbaye de Nogent-sous-Coucy.

La seigneurie des sires de Coucy, dégagé inopinément des territoires octroyées par Clovis à l'évêché de Reims (après le baptême de Clovis, intervenu vers 498) dans des conditions mystérieuses au début du XIe siècle est bordée:
 Au Nord, par le comté du Vermandois (dont les Coucy seront un temps vassaux), 
 Au Sud par le riche et ancien évêché de Soissons, et, dans son dos, le puissant comté du Valois. 
 À l'Ouest, par la seigneurie ecclésiastique de Noyon, 
 Et à l'Est, par la seigneurie ecclésiastique de Laon et par les terres du petit comté de Roussy et par les terres de l'immense comté de Champagne (terres des vassaux des comtes de Champagne: Rumigny et Château-Porcien). 

Théoriquement vassal des comte de Vermandois, la seigneurie de Coucy est au XIe siècle dans les faits quasi-indépendante, et c'est au roi directement que les seigneurs de Coucy font valoir leurs droits si besoin. 

Mais ces limites sont floues, les droits mouvants et souvent mal reconnus par les uns et par les autres. Les sires de Coucy n'auront donc de cesse de faire respecter leurs droits précaires par la force.

4 commentaires:

  1. Hésite pas à balancer des petites notes complémentaires en annexe sous les pages qui commentent ta démarche ou qui donnent des informations historiques (comme pour la page 4) c'est très intéressant à lire !

    RépondreSupprimer
  2. Gad a raison, je trouve ça intéressant aussi. Chouette bd Maadiar, j'adore les dialogues et ce dessin sans artifices et tout en contrastes est efficace.

    RépondreSupprimer