2014-10-24

VIVE LA PAIX - (Annonce dédicace)

Ca me fait tout bizarre d'aller là-bas. 
Craonne ça n'a longtemps été pour moi qu'un nom comme un autre sur une grosse douille sale dans l'entrée de mes parents... C'est tard que j'ai compris l'ampleur du sacrifice des journées de 1917 et que j'ai fait le lien avec la douille. 
Et je vais y faire des mickeys près de 100 ans plus tard. 
C'est étonnant. Vous en conviendrez, non? 

C'est à la mairie de Craonne, le 2 novembre 2014, 10h-18h, infos ici >>> http://www.tourisme-paysdelaon.com/Agenda/Journee-du-Livre-14-18-a-Craonne


10 commentaires:

  1. Je surlike ! C'est super mec !

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    1. Assez classieux de la classe. Merci mec!

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  2. Si je pouvais y être, je te demanderais une dédicace en Allemand!

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    1. Je sais juste dire "vite" "dehors" "attention", "interdit" et "réservé aux troupes d'occupation"... Le vocabulaire utile...

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    2. Haha) Par chez moi, le vocabulaire utile que connaissent les gens, c'est:
      - "Гитлер капут"
      - "Нихт ферштен"
      - "Хенде хох!"

      Quel modeste! N'oublie pas que tu sais dire "Un autre jour est possible" en allemand aussi!

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    3. Je me suis fais aider par une modèle germanophone!

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    1. Je sais même pas si j'aurais le temps... La lose. Je vais essayer en secret. Mais ce sera la nuit... Rhaaa.

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  4. C'est vrai qu'on en parlait rarement dans les familles (sauf peut être dans les familles de militaires). Mais pour les simples appelés, c'était un mauvais souvenir sur lequel ils ne désiraient sans doute pas s'étendre.

    Un de mes arrière-grand-pères a été mortellement blessé à la bataille de la Marne, sa veuve a épousé son filleul "de guerre", lui-même gazé à Verdun.
    Ma mère a vécu auprès d'eux un moment, jamais ils n'en parlaient. Pourtant ils auraient eu besoin "d'évacuer", à preuve les larmes du "faux grand-père" quand il a vu que les Allemands entraient en Bretagne en 40.

    Quant à ma grand-mère (maternelle), dont j'étais très proche, elle me parlait surtout des réjouissances du 11 novembre 1918.

    Et mon arrière-grand-mère (du côté de mon père) racontait surtout la trouille des Parisiens lors des bombardements de Paris par la "Grosse Bertha" ("Lange Heinrich" pour les Allemands).
    Son homme, lui, médaillé à la Marne, parlait plus volontiers de ses 4 ans de captivité en Prusse Orientale et de ses deux tentatives d'évasion, loupées d'un cheveux à chaque fois.

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    1. Oui on en parlait peu. Un jour si j'ai le temps je monterais un projet sur cet arrière-grand-père qui était au chemin des dames. Il s'était engagé à 17 ans, en 1915, car son rêve était d'avoir un cheval à lui. Il avait été s'engagé à Bordeaux dans les dragons en trichant sur son âge et comme les dragons n'avaient plus de chevaux, voyant sa déception on lui a proposé gentiment l'artillerie. C'est sans doute ce qu'il l'a sauvé d'ailleurs car on lui a proposé de monter en grade s'il acceptait de passer dans un régiment d'infanterie mais il a toujours refusé. Son obsession d'ado, c'était les chevaux. En dédicace à Saint-Prix une dame m'a montré les lettres de son oncle, engagé au même âge au même moment à peu près, mais dans les chasseurs. Lui est mort, en 1918. Elle expliquait ses parents avaient chercher à faire annuler son incorporation, sans succès. Il réclamait des illustrés et du Banania. C'était triste, mais triste... On comprend mieux la préface de Genevoix dans "vie et morts des français 1914-1918" quand on a lu de tels écrits.

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