2013-11-19

Mathurin Soldat - page 24

 
L'attaque. Si vous ne parlez pas l'allemand, Mathurin indique simplement au soldat allemand qu'une ambulance passera chercher son camarade.

34 commentaires:

  1. Ah chouette un gentil allemand ! C'est parce que je l'avais réclamé?

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    1. C'est un hasard. J'ai dessiné la page il y a un mois!

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    2. Un hasard ? je ne crois pas, tu es fan de moi, c'est tout.

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  2. Si tu n'as pas beaucoup de commentaires, ça n'a rien à voir avec la qualité particulière de ce projet, ni avec le niveau intellectuel moyen de l'internaute. Il est certes plus facile d'attirer la polémique avec des propos douteux plutôt qu'avec un récit documenté. Le changement et la nouveauté appellent aussi une réaction, tandis que la continuité d'une histoire en cours, apporte la tranquillité de pouvoir lire plusieurs pages d'un coup et les apprécier sans se sentir obliger de dire merci à chaque page. Le dernier point est le sujet, un peu tombé en désuétude ces dernières années. Tu te fais une fierté de penser hors de ton temps, mais comment intéresser tes contemporains si ton récit n'est en rien utile à comprendre notre époque? Tardi en glorifiant les déserteurs, questionne notre idée du courage, la bêtise des médailles. Les films sur les tirailleurs sénégalais, questionne le racisme actuel. Quelle est ton angle d'attaque? Quelle point de la modernité transperceras-tu de ta baïonnette ?

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    1. 1. Je me plains pas de l'absence de commentaires. Je me suis plains sur Twitter et Facebook de la CHUTE DU NOMBRE DE VISITEURS ICI. DE VISITEURS, en visiteurs uniques, en taux de rebond, en pages vues, ET en commentaires (mais aussi en partage sur Facebook, on en retwitte).

      2. Sur mon angle d'attaque. C'est de suivre un homme, qui bien que pacifiste, dessinateur, voyageur - un artiste de classe moyenne républicain et père de famille quoi - choisi de vivre le carnage, de rentrer en France et de se plonger dedans, en considérant que c'est son devoir, et non de refuser le combat. Au-delà de ça, c'est aussi de présenter la Grande Guerre comme j'ai pu le comprendre à travers les courrier de famille, les carnets, et les témoignages qu'on m'a rapporté. Dans la veine des souvenirs d'un Pézard, ou d'un Coeurdevey, des témoins lucides, et pourtant impliqués dans le carnage.

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    2. Mais laisse tomber ! Alain Badiou c'est un con !

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    3. 1. Ma réponse tiens tout de même. Mais moins bien. Mais quand même.

      2. Un homme pacifiste, artiste, voyageur... Tu parles de mon ami BHL? C'est vrai qu'il a le sens du devoir. Moi je ne l'ai pas, je trouves le devoir aussi une valeur désuète. Si ta question est "comment peut on participer au carnage tout en étant lucide?" je pense que le devoir n'est pas la réponse, ou du moins c'est le vernis au dessus de la réponse. Une bonne bd, c'est comme une bonne dissertation, on pose une question, on met bien en valeur les forces en présence, la raison face à l'absurdité du carnage, ensuite tu donnes un round à chacun, et tu gardes le dernier pour toi. Stanley Kubrick fait ça, et c'est un très bon auteur de BD.

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    4. "suivre un homme, qui bien que pacifiste, dessinateur, voyageur - un artiste de classe moyenne républicain et père de famille quoi - choisi de vivre le carnage"

      ----> Céline chez les Bobos ?

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    5. A la base il y a Mathurin, un homme qui a existé, que je n'ai pas connu. Puis il y a ma passion pour la Première Guerre Mondiale, mes lectures de carnets, de correspondance de poilu. Les journaux de tranchées publiés. De ces lectures se sont détachés des profils de soldats, d'officiers de 14-18. J'ai reconnu Mathurin en eux. J'ai pensé qu'il y avait là un type de combattant qu'on avait peu exploré en BD, à travers une biographie libre de Mathurin. C'est aussi le moyen de rendre compte d'une mémoire familiale, et d'une région, l'Argonne. Si vous aimez plus les "dissertations" ou la démagogie sur 14-18 aux tentatives de récits incarnés, libre à vous.

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    6. Kubrick, avec ses officiers méchants et idiots qui giflent les soldats? Et sa prisonnière allemande? Il parlait plus de la guerre du Viet-Nam que de 14-18.

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    7. à chaque fois tu bottes en touche. Moi j'aime bien ton récit, ce n'est pas moi que tu dois convaincre.

      Si le seul intérêt de faire ce récit, c'est qu'il n'a pas beaucoup été raconté, ça ne suffit pas. La question c'est: Qu'est-ce que Mathurin raconte de 2013 ? Pourquoi lire ça maintenant ? Pourquoi faire ça maintenant ? Est-ce qu'on peut pas allier un récit incarné ET un récit pertinent?

      Les exemples que j'ai donnés, sont pour certains un peu "démagos", je les ai prit car ils sont simples à comprendre. J'aurais pu citer "Les sentiers de la gloire", et écrire un paragraphe sur pourquoi c'était un film important à l'époque où il est sorti, et comment le film a été interdit en France, que les fachos prenaient le minibus en belgique pour casser la gueule à quiconque osait le voir.

      Je pense que ton récit est pertinent, et que tu es touché par ton époque malgré toi. Mais si tu effarouches à la moindre tentative de réflexion, on ne va pas aller bien loin.

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    8. Je le fais maintenant car j'en ressens le besoin. Ces témoignages, ces vies, n'ont jamais été dessinés. Je me fous du reste.

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    9. Ok mince, je n'avais pas vu ta réponse. Je ne pense pas que Kubrick avait besoin de déformer l'histoire pour faire des allusions à la guerre du Viet-Nam, c'est dommage.

      Sinon, tu dis: tu en ressens le besoin. Si tu arrives à savoir pourquoi, tu as ta réponse. Et ce n'est pas "parce que ça n'a jamais été raconté". Il y a des milliard d'autres histoires qui n'ont pas été racontées tu pense que celle là le mérite.

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    10. promis, prochaine fois je fais une BD de commande sur une transexuelle vegan qui lutte pour le droit de vote des castors. De l'hyper contemporain. Tu vas kiffer Badiou. (Et je pense à remplacer les Arabes et les noirs par des animaux d'Afrique! wink wink!)

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    11. Réfléchir sur son époque n'est pas un signe de bêtise, refuser de le faire en est un.

      Il y a en ce moment même une bande dessinée qui sort qui parle à la fois de la première guerre mondiale, et de la notion de genre. Je ne l'ai pas lue, je ne peux pas juger de sa qualité, mais j'avoue je suis curieux.

      C'est dommage. Je te dis que ton travail est intéressant, tu essaies de me convaincre du contraire. Attention, je risque de me laisser persuader.

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    12. Je ne cherche qu'à donner un éclairage différent de ce qu'on rencontre sur le sujet 14-18 en BD, en partageant une vision personnelle appuyée sur des sources entre autres familiales. Je fais ça sans chercher particulièrement plus. Si j'arrive à faire ça, j'aurais gagné mon pari.

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    13. Caroline Fourrest19 novembre 2013 à 13:36

      S'il te plait, ne redessine plus jamais de transsexuel.

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    14. Keep going Maad, ta sensibilité est la bonne, on en a rien à foutre de se taper des réflexions pédantes et anachroniques entre deux giclées de schrapnels.

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  3. C'est marrant, il est arrivé exactement la même chose à mon grand-père.

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    1. Ca a dû arriver pas mal. Deux trois fois j'ai croisé des histoires de prisonniers tués par accident.

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  4. Holalaaaaa Prise de tête dans les coms là !
    Faut arrêter de vous triturer le ciboulo, c'est de la BAYDAY, les mecs. Et mister Badiou, si t'aimes t'as qu'à aller ailleurs, voilà, t'arrêtes d'enculer les mouches.
    MAAADIAR PRESIDANT !

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  5. J'aime bien ton travail. Mais pas tout.
    Par contre, ton histoire de Maturin, c'est le meilleur cour d'histoire sur la guerre 14-18 que j'ai pu avoir. C'est très prenant, touchant, et documentaire. On s'y croirait vraiment. Et le dessin est très efficace.

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  6. Mais PUTAIN, quand est-ce qu'on va dire que Mathurin, c'est Mathurin Méheut ? Pourquoi tant de mystère ?

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  7. Te laisse pas déstabiliser par des remarques pseudo-intello et condescendantes, cette bd est super. Ce qui compte et ce que tu fais ici c'est de parler de l'homme, c'est ça qui est universel, qui touche les gens et qui reste dans les mémoires. Ceux qui parlent seulement de leur propre époque ne font que se regarder le nombril, et ça revient à tomber en désuétude très vite.

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    1. kubrick, camus, anouille, tardi, céline... Mais à part ça, oui, c'est vrai, je me suis trompé, je m'excuse.

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    2. Oui tu te plantes et tu confonds plusieurs choses, mais on en parlera une autre fois, j'ai pas le temps là.

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    3. L'anouille? C'est qui la nouille? Bref, c'est dommage, mais tu te bases uniquement sur des mec qui ont forgé la mémoire gauchiste de la guerre, à base de mutins, méchants officiers etc... C'est vrai qu'il y a eu des trucs ignobles, mais je ne comprends pas le besoin de résumer la guerre entière à ça. Lis Ernst Unger "Orage d'acier", André Pézard "Nous autres à Vauquois", Genevoix "Ceux de 14", Cendrars "La main coupée" (encore que lui divague pas mal), ou Dorgelès, "la main coupé", et tu verras que la mémoire de la guerre ne se résume pas aux boniments anarchistes.

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    4. Dorgelès-"les croix de bois"

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    5. 26 exécutions les mutineries de 1917, sur 4000 condamnations prononcés. Pétain a fait envoyer en prison ou aux travaux forcés les condamnés à morts, et ils les ont doucement relâchés à la fin de la guerre. Alors l'état-major assoiffé de sans etc... Y avait pas que des Nivelle dans les généraux. Sur plus d'un million de militaires français morts, 26 exécutions pour une rébellion collective de deux mois. C'est malheureux mais résumer la guerre aux sentiers de la gloire c'est malhonnête.

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    6. haha, Anouilh ! BOUH ALAIN BOUH !

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    7. C'était pour dire qu'il n'étaient pas tombés en désuétudes. Pour tout le reste, oui, tu as raison, ce n'est pas la seule facette, c'est même parfois une lorgnette. C'était intéressant de le dire à l'époque où ils l'ont dit, et maintenant au contraire de tomber en désuétudes, ils ont participé à forger les clichés qu'on se fait de ces époques. Peut-être il est temps que tu les remettre en question ! En avant ! A bas les gauchistes ! Vive les gauchistes !

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    8. C'est pas un problème de gauchiste pas gauchiste. je veux juste présenter une "vision" de la guerre qui me semble peu représenter. Chacun a "sa mémoire".

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    9. représentée. Et j'en veux pour preuve le dernier prix Goncourt où bien sûr le général est un con et le lieutenant un criminel. Normal.

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