2013-07-13

Les pillards de morts de Brétigny-sur-Orge, les actualités vues du XVe siècle (loubok)

Brétigny-sur-Orge, pillage, caillassage, voler et dépouiller les morts, pierres sur les pompiers, loubok russe, russian lubok, gravure ancienne.
Sur Twitter et le reste des internets les avis divergent légèrement entre, à droite,"des nègres mangeaient les bébés et violaient les morts quand les secours sont arrivés", et à gauche, "quoi, des cailloux, des vols sur les victimes? Mais non, pas du tout! C'est juste de jeunes trublions qui faisaient des blagues!" Au final, que croire?

14 commentaires:

  1. Bof la récupération politique de l'affaire Méricc était déjà une belle connerie, alors là ça m'étonnerais pas que la gôche se prenne encore un coup de réalité dans la gueule.
    Quand est-ce qu'ils arrêteront de défendre des coupables ???

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    1. C'est quand même ouf non?

      La représentante du syndicat Alliance Nathalie Michel parlait sur Europe 1 vendredi "d'une trentaine de jeunes arrivés sur les lieux juste après l'accident, que les pompiers et policiers ont d'abord pris pour des personnes venues aider avant de se rendre compte qu'ils étaient là pour détrousser des victimes et les premiers cadavres." Les policiers auraient alors "tenté de les repousser", quand s'en sont suivis des caillassages.

      Dans le Libé de samedi, c'était titré "aucun problème". Les preuves, la préfecture et le ministre ont dit il n'y avait rien eu, ni caillassage, ni détroussage de morts ou de victime, mais juste une altercation et un vol en marge du périmètre de sécurité vers 19H, et de citer un représentant de la croix rouge arrivé une heure trente après l'accident.

      On a donc pour le même évènement, intervenu en pleine ville, en pleine journée, à quelques kilomètres de Paris, deux versions, pas un peu, mais entièrement divergentes. Incroyable.

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  2. tout au plus, "les pompiers ont été accueillis de manière un peu rude"

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    1. Dans certains coins de Seine-Saint-Denis, n'importe quel type portant un uniforme va se faire casser les couilles, quel qu'il soit, quelle que soit la raison de sa présence, quel que soit l'uniforme porté.

      Comme un réflexe.

      Il y a une telle rupture entre l'autorité publique et les jeunes qu'un agent du recensement se ferait caillasser. Ce n'est pas un fait nouveau, c'était le cas dans les années 1970 déjà, et même avant.

      Souvenez-vous des anciens de 14-18 qui s'en prenaient aux gendarmes, c'est gentiment rendu dans les "Vieux de la vieille" quand les vieux crèvent les pneus du vélo du gendarme, on est dans les années 50.

      En Argonne, mon beau pays, on dit qu'à Dombasle, des gendarmes ont été pendus a des crocs de bouchers en 1916 ou 1917.

      Ca n'excuse rien, bien sûr, mais ça explique qu'une ou deux pierres soient jetées par des petits cons inconséquents, comme ça, sans savoir, pour faire chier.

      Et c'est différent d'aller à trente détrousser des morts et des personnes qui ont besoin d'assistance.

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  3. Le pire, c'est que la présentation de Maadiar des deux versions n'est quasiment pas caricaturale... On est revenu au règne de la rumeur.

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    1. Vraisemblablement les journalistes eux-mêmes ne vérifiant plus leurs infos...

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    2. Le journalisme en France m'a tout l'air d'être une vaste blague, tous comme ses partis politique par ailleurs..

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    3. J'en suis réduit à me demander si Nathalie Michel existe elle-même ou si à l'heure où l'on parle elle est au fond de la Seine... Misère.

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    4. Les propos sur Europe 1 étaient les suivants: « Le récit fait par Nathalie Michel, déléguée du syndicat de police Alliance, sur Europe 1, est particulièrement glaçant : « A 17h30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres. »"

      Depuis silence radio d'Europe 1 et du syndicat Alliance, et la Nathalie Michel est volatilisée.

      Conclusion:
      Soit 1, elle a tout inventé, de toute pièce, et une information judiciaire doit être ouverte, et elle doit perdre son boulot. Parce qu'une personne assermentée, qui porte un flingue et qui ment ainsi, de façon éhontée doit quitter les forces de l'ordre.

      Soit 2, elle était de bonne foi, et elles doit donner ses sources à sa hiérarchie ou assumer de porter le poids de ce mensonge si elle refuse de communiquer le nom de ses collègues soient disant présents sur les lieux.

      Soit les témoignages qu'elle a rapportés sont véridiques, elle a rapporté des faits justes, et elle alors elle ferme sa gueule sur demande de sa hiérarchie, ou elle est a la trouille ou je ne sais quoi.
      Et dans ce cas précis, l'Etat, et les journaux comme Libération ou le Nouvel Observateur qui parlent de "pillages imaginaires" sont en train de nous enfumer façon Tchernobyl 1986. Et on va avoir un vote massif façon Papy Voise a pris le train.

      Soit elle n'a jamais existé...

      Conclusion 2: on peut raconter n'importe quoi à la radio et disparaître dans la nature... C'est merveilleux. Vive la France.

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  4. Très, très belle illustration, même si le sujet est effarant.

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  5. http://www.lepoint.fr/societe/bretigny-un-document-fait-etat-de-vols-d-effets-de-victimes-18-07-2013-1706226_23.php La réalité semble plus complexe que dans les pages de Libé...

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